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CO-MORBIDITES DANS LES TROUBLES DES APPRENTISSAGES

Principales co-morbidités des troubles spécifiques, cas de l'épilepsie fonctionnelle, cas de l'immaturité psycho-affective

     Parfois le trouble spécifique présente tous les critères cliniques nécessaires au diagnostic, mais il existe aussi une autre maladie ou anomalie : Epilepsie, trouble psycho-affectif (personnalité anxieuse), anomalie génétique dépistée, antécédents sociaux familiaux difficiles…

     Si cette deuxième maladie ou anomalie ne peut expliquer clairement, par ses symptômes reconnus, le trouble des apprentissages, il est prudent de ne pas faire de lien de causalité. On parle alors de co-morbidité, et on proposera à l’enfant en parallèle une prise en charge des deux troubles. (Exemples : Antécédent de dépression passagère, épilepsie peu invalidante, surdité transitoire due à des otites séromuqueuses…)

 

     Quand un enfant présente en association plusieurs troubles des apprentissages, sans qu’on retrouve une maladie connue, et qu’il n’y a pas non plus de déficit cognitif patent, on parle de trouble complexe des apprentissages. Parfois il s’agit d’anomalies en cascade : exemple : un trouble déficitaire de l’attention sévère entraine une dyslexie-dysorthographie, qui évoluera pour son propre compte. Une dyscalculie est souvent associée à des troubles spécifiques du langage oral ou écrit, une dyslexie-dysorthographie peut être associée à des séquelles de retard de parole et de langage….

    Parfois on retrouve une anomalie cognitive au bilan neuropsychologique qui expliquera l’ensemble des troubles des apprentissages : trouble de la programmation des actes, défaut d’accès au réseau sémantique….

    Mais il faut bien reconnaître que la plupart du temps on ne retrouve pas précisément l’étiologie….

 

 

  • CAS PARTICULIER DE L’EPILEPSIE FONCTIONNELLE :

       Il s’agit de ce qu’on appelle une épilepsie essentielle ou épilepsie idiopathique ou épilepsie généralisée primaire, c’est-à-dire qui ne se rattache à aucun état morbide défini. On constate à l’occasion une certaine disposition héréditaire.

       C'est un trouble fonctionnel du cerveau, avec ou sans perte de connaissance, qui se manifeste par des crises pouvant durer quelques secondes à plusieurs minutes. La cause en est une activation soudaine et anormale dans le cerveau, provoquée par des décharges incontrôlées de cellules nerveuses du cortex cérébral. En dehors de modifications de la conscience, les signes caractéristiques sont les convulsions, les tremblements musculaires, les troubles sensitifs ou les mouvements brusques involontaires. Parfois la crise s’annonce par une espèce d’ „aura“, une phase durant quelques secondes où le patient a des perceptions irréelles ou des hallucinations.

       Une „crise convulsive“ peut être un événement unique. On parle d’épilepsie si une personne a subi au moins deux crises. La plupart des épilepsies fonctionnelles survenant au cours de l’enfance disparaissent par la suite.

       Parfois il n'existe qu'un état modifié de la conscience (suspension brève de la conscience de quelques secondes ignorée de l'enfant), sans manifestations cliniques autres, et cela se traduit en premier par des troubles des apprentissages ++++ ( troubles du langage, troubles de l'attention-concentration, défaut de mémorisation, déficit des fonctions exécutives en général...). Un bilan complémentaire neurologique sera pratiqué au moindre doute.

 

 

 

  • ROLE DE L’IMMATURITE PSYCHO-AFFECTIVE :

 

     Il est la plupart du temps évident qu’un enfant qui refuse de grandir (parce qu’il a peur d’y perdre quelque chose !) sera dans le refus d’apprendre, parce qu’apprendre c’est accepter de sortir de la sphère parentale pour aller chercher la connaissance chez les autres… Réassurance, prise de confiance en soi, et travail de séparation individuation pour l’enfant, avec l’aide de ses parents, suffiront alors pour l’aider à développer son désir d’apprendre.

 

    Néanmoins dans certains cas, il faut être prudent sur les liens de cause à effet. Prenons l'exemple suivant:

 

-         un enfant dysphasique a parallèlement un retard de développement psychoaffectif associé très souvent pour deux raisons : 

§         le trouble empêche l’enfant de mettre en place une pensée verbale, support de nos représentations des émotions, des concepts etc… et la maturation de sa personnalité va être partiellement empêchée, tout au moins ralentie.

§         l’enfant prend conscience assez vite de son handicap pour communiquer et va avoir beaucoup de mal à aller vers les autres. Il préférera rester dans la sphère parentale, car maman et papa ont le décodeur, ou comprennent leur enfant sans les mots…

     C'est pourquoi il faut être vigilant au développement global de personnalité chez l'enfant dysphasique +++

Par Le Duigou NellyDernière modification 26/03/2009 12:46
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